Le Sourire Intérieur Unificateur

« Tant qu’il y a de la vie… il y a de la vie ! »

SIU

La joie et le sourire, malgré tous les malgré

(Les joies de la retraite ! – Scénario & Dessin : Piem – Editeur : le cherche midi)

La voie du bodhisattva me semble être une voie joyeuse. Dôgen nous dit dans le Tenzo kyôkun que l’allégresse fait partie des qualités indispensables à développer pour agir (ici cuisiner) :

« Cuisiner est une pratique totale, à la fois corporelle et mentale. Il évoque les trois dispositions d’esprit nécessaires : l’allégresse (kishin), la gentillesse (rôshin, lit. « l’esprit d’une vieille [grand-mère] », on pourrait mieux traduire par « la parentalité ») et la largesse (daishin). » (1)

Mais cet esprit d’allégresse, n’est ce que se contenter que des « petites joies quotidiennes » ?

« Lorsqu’on a approfondi zazen, on peut ressentir des accès de grande joie. Le véritable satori est d’ailleurs appelé « l’esprit de grande joie. » Cette joie, pourtant, émane de l’esprit qui a transcendé toutes les joies relatives de même que les chagrins. Il ne faut donc pas tenter de s’accrocher à ces petites joies. Il nous faut aller au-delà, indépendamment de la difficulté ou du peu d’envie qu’elle peut produire. » (2)

En même temps ressentir cette joie émaner de nous, « malgré tous les malgré », nous montre peut-être que nous sommes réellement sur la voie de la méditation.

« L’esprit agité n’est que le mouvement des vagues à la surface de l’océan. Quand les vagues se calment et que le vent tombe, la mer devient claire. Le processus de la méditation consiste à laisser les vagues se calmer. La chambre au trésor s’ouvre sur une profonde tranquillité. Dans cette tranquillité il n’existe plus de manque. Il y a la profondeur. Nirvâna signifie « éteint ». L’esprit a éteint tous ses manques et ses désirs mesquins. Il se fait un profond silence comme celui d’une nuit de pleine lune sur un océan sans ride. Et tandis que vous êtes là dans cette grande nuit, la signification de la chambre au trésor en train de s’ouvrir s’élève en vous, une joie particulière commence à se manifester. Et c’est cette joie qui est le début de la méditation. » (3)

Alors quel est ce rapport entre la joie qui émane et celle que l’on cherche à exprimer dans le quotidien ? D’après Mamilène Pourrut (4) ce lien serait le sourire. Même si au début il faut « forcer » ce sourire

« Laisser venir avec le sourire l’aventure de chaque jour. Souris à ton corps, souris à la vie, émerveille-toi des petits riens. » (5)

Rapidement la joie émane d’elle-même.

« Une vague de légèreté ne peut nous submerger que si on est UN. Si on est triste, c’est que notre coeur ne nous accompagne pas. […]  Être content de vivre, en nous la Vie fait le restant. » (5)

Forcer au début, ne veut pas dire foncer, tête baisser. Il nous faut déjà être à l’écoute de notre corps

« Si tu es fatigué repose-toi. Sans ton corps, tu ne peux aller au bout du chemin. » (5)

C’est dans cet esprit d’allégresse que l’on se sent un, sans différence entre le corps et l’esprit.

«  Chaque fois que tu te sentiras heureux, léger, c’est que tu auras trouvé la cohérence, quand ton coeur, ton corps, ton esprit regardent dans la même direction, quand ils s’unissent dans un même élan. » (5)

Dôgen dit

« Le corps et l’esprit pratiquent la voie » (jap. shinjin gakudô). (6)

Ou, dit autrement :

« Il est nécessaire d’être cohérent, uni en soi, respectueux des chuchotements de son coeur, de son corps et de son esprit pour parvenir à cet état de grâce qui permet de se dépasser. Et l’interrupteur le plus simple pour y arriver est l’intention d’être dans l’Unité, intention portée par le sourire. Il suffit d’un tout petit « p-acte » pour tout voir, tout éprouver différemment. C’est un acte musculaire qui permet à notre corps de collaborer avec notre esprit. […] Souris , c’est le mot de passe […] joue à essayer tu n’as rien à perdre, tout à y gagner. Apprendre l’amour de tout, c’est le premier pas vers cette réalité de bonheur et de liberté. […] Ne pas attendre d’être heureux pour sourire. […] Ce qui, en début d’expérience, ressemble à la foi du charbonnier, devient peu à peu non plus de la foi mais un savoir. » (5)

Et comme nous l’avons vu dans cette précédente histoire métaphorique :

« Le sourire est plus puissant que toutes les gymnastiques » (7)

.

  1. Zen Occidental.
  2. Rindô Fujimoto rôshi.
  3. John Crook.
  4. Mamilène Pourrut est une enseignante de QI gong qui a travaillé sur un nouveau qi gong : Siu Qi-Gong ou S.I.U. : Le sourire intérieur unificateur  (siu en Chinois veut dire sourire) )
  5. « Particule d’information – La sourire qui délivre » par Mamilène et Pascale Pourrut.
  6. Zen Occidental.
  7. Dialogues avec l’ange – Gitta Mallasz – Edition Aubier (Paris) .
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