En 1979, dans le cadre d’expériences menées sur le vieillissement par Ellen Langer et ses collaborateurs de Harvard, on avait invité deux groupes de personnes de soixante quinze ans à séjourner cinq jours dans deux résidences de vacances. Le premier groupe constituait le groupe témoin ; on lui proposa le repos et le confort. Au second, on demanda de faire comme s’ils avaient vingt ans de moins. Pour eux, le décor, la musique diffusée, les vêtements, les journaux mis à leur disposition, rappelaient à chaque instant l’année 1959. Ils étaient tenus de n’aborder dans leurs conversations que les sujets qu’ils étaient susceptibles d’avoir à l’époque : la composition familiale, leurs activités professionnelles, la situation politique, les résultats de foot, tout devait être conforme à l’année de leurs cinquante cinq ans, même leur autonomie dans les activités quotidiennes. Chacun portait un badge avec son portrait de la période afin de permettre vraiment l’immersion la plus totale dans cette visualisation de soi plus jeune.
Chaque jour les chercheurs effectuaient pour les deux groupes les mesures de différents marqueurs permettant de donner un profil de leur âge biologique.

Ce qu’ils constatèrent alla au delà de leurs espérances.
Comparativement au premier groupe, le second améliora la mémoire et la dextérité manuelle. Des photos de chaque homme furent prises avant puis après le séjour. On demanda à des juges impartiaux de les analyser. Il en ressortit que sur les clichés pris à l’issue des cinq jours, les hommes du second groupe paraissaient avoir rajeuni de trois ans en moyenne.

Des mesures de la longueur des doigts qui réduit avec l’âge montrèrent qu’ils s’étaient rallongés. Les articulations s’étaient assouplies. Ils se tenaient plus droit, leur force musculaire s’était accrue, l’ouïe et la vue s’étaient améliorées.

Le groupe témoin, parce qu’il avait bénéficié de repos, avait également légèrement progressé sur plusieurs indicateurs. En revanche, leur dextérité avait régressé, sans doute en raison de leur inactivité. Les tests du QI, considérés généralement comme ne pouvant plus progresser dès lors que l’on atteint l’âge adulte, avaient progressé par rapport au début du test chez les hommes du second groupe et régressé chez un quart de ceux du groupe témoin. ( Docteur Deepak Chopra )

(extraits de PARTICULE D’INFORMATION – LE SOURIRE de Mamilène et Pascale POURRUT

 

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