Il peut paraître difficile de sourire à la vie dans le contexte où nous nous trouvons. Je ne fais pas allusion au contexte économique… Notre difficulté à sourire est bien plus profonde et bien antérieure à cela.

Si nous regardons l’histoire de la pensée humaine, de sa quête pour comprendre la vie et ce qui apporte un mieux-être, nous trouvons trois voies qui ont été repérées pour accéder au bonheur, à l’épanouissement, à la félicité [hédoniste, ascétique, conscience dans cet « ici » de notre monde].

J’ai déjà mentionné dans ma publication sur la pédagogie (février 2007) le lien étymologique entre les mots « savoir », « saveur », « sagesse », « sapidité ». Toute quête de sagesse reviendrait donc finalement à une quête de saveur. Ainsi, la capacité à sourire à la vie est-elle sans doute liée, tout simplement, à une capacité à goûter la vie.

« Tout simplement » ? Peut-être pas tant que ça ! En effet, bien des obstacles se sont mis en travers de notre capacité à « goûter ». Pour en saisir les nuances, nous pouvons faire une incursion dans ces trois modes de penser qui ont conduit les philosophes à considérer la vie selon des points de vue différents. Naturellement, cette séparation « en trois » est un peu arbitraire. A chaque fois que nous tentons de classer pour simplifier notre réflexion, nous opérons des « élagages » afin de couper tout ce qui dépasse et ne permettrait pas de « ranger » la chose étudiée à la bonne place. C’est donc en toute connaissance de cause que je tente cette séparation, un peu artificielle, en trois.

Extrait d’un article de Thierry TOURNEBISE

(photo d’après une photo du site humanitaire : SOURIRE À LA VIE -Pour prendre soin de la vie, de l’enfance et des rêves-)

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