Après une semaine comme la dernière, reprendre ses esprits. La douleur atténuée permet de recommencer à vivre normalement mais il y a cette peur viscérale qui persiste. Et quand une douleur, ma foi supportable, te réveille en pleine nuit, c’est la peur qu’il faut d’abord gérer.
Ce que j’apprends de la douleur au quotidien, c’est combien elle génère de ces émotions qu’il faut gérer pour ne pas y perdre la tête. Ce que j’apprends de la méditation, c’est qu’elle permet de calmer ces émotions particulières et de retrouver celles qui sont étouffées par celles que la douleur fomentent.
Je ne médite pas assez. L’hiver ne m’est pas propice à la méditation. Autant méditer en plein air m’est facile autant méditer entre quatre murs m’est compliqué! Pis méditer par -30 n’est pas recommandé. Sûrement que cela fait partie du processus de mutation intérieure.
Une mutation tout aussi invisible que ces douleurs faciales constantes. Une invisibilité qui ne cesse de me fasciner quand vient le temps de sourire et de socialiser.
J’imagine que je dois être reconnaissante de pouvoir passer inaperçue. S’il fallait que je sois aussi visuellement défigurée que les douleurs peuvent me le faire ressentir de l’intérieur, je ferais sûrement aussi peur que celle que je ressens au creux de la nuit.
Je crois que c’est pour cela que je souris quand je suis avec d’autres. L’expérience de perdre l’habileté de sourire durant plusieurs mois a été celle qui m’a le plus marquée lorsque s’est figée la moitié de mon visage. J’en ai pleuré des torrents.
Et je ne suis jurée que si un jour mon visage me redonnerait la possibilité de sourire alors je n’en oublierais pas de le faire dès que l’occasion se présenterait.

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