EXTRAITS D’UN ARTICLE DE CÉCILE LECLERC SUR SIGNES & SENS


« Souriez à la vie et elle vous sourira. Si vous vous plaignez de tout, elle ne vous donnera plus rien ». Ainsi s’exprimait Julien Green, célèbre écrivain américain de langue française. Et si, en réponse à nos plaintes souvent stériles, nous expérimentions cette pointe d’humour qui rime si bien avec amour ?

Le sourire relève d’une attitude positive innée. Il apparaît même chez des enfants sourds et aveugles de naissance. Sachons donc nous recentrer sur nous-mêmes pour retrouver notre harmonie naturelle avec l’existence.

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Il est bon de se remettre en mémoire ce magnifique poème tombé dans le domaine public mais que d’aucuns attribuent à Raoul Follereau, ce poète doublé d’un homme d’action qui a consacré cinquante ans de sa vie à combattre la lèpre au sens propre et au sens… figuré :

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne.
Il ne dure qu’un instant, mais son souvenir est parfois éternel.
Personne n’est assez riche pour s’en passer.
Personne n’est assez pauvre pour ne pas le mériter.
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires.
Il est le signe sensible de l’amitié.
Un sourire donne du repos à l’être fatigué, donne du courage au plus découragé.
Il ne peut ni s’acheter, ni se prêter, ni se voler.
Car c’est une chose qui n’a de valeur qu’à partir du moment où il se donne.
Et si, toutefois, vous rencontrez quelqu’un qui ne sait plus sourire, soyez généreux, donnez-lui le vôtre.
Car nul n’a autant besoin d’un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres…

Ces mots n’ont nul besoin de commentaires. Si ce n’est qu’ils nous rappellent que nous possédons en nous la capacité d’embellir notre vie et celle d’autrui…
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« Sourire trois fois tous les jours rend inutile tout médicament » dit un proverbe chinois.

Sans aller jusque-là, nous avons tous expérimenté la soupe à la grimace de notre conjoint(e), enfant ou autre interlocuteur qui nous laisse sans joie. Au point même parfois de nous contaminer et de compromettre notre quotidien. À l’inverse, un sourire peut nous redonner le moral lorsqu’il nous est difficile d’affronter une situation. Il peut communiquer le dérisoire d’une querelle et ainsi en effacer les conséquences.

Sourire lorsque, objectivement, tout va mal n’est certes pas chose aisée. Pourtant, c’est la preuve d’un lâcher prise évolutif. Après tout, pourquoi en rajouter des couches. Se vautrer dans le négatif n’arrange rien. Nous risquons au contraire de nous complaire dans un état qui fera fuir notre entourage.

La plainte grossit la plainte alors que le sourire l’éloigne.

On ne peut pas arborer une mine renfrognée et accueillir ce que la vie nous offre à l’instant. Ainsi, l’existence nous sourit au détour du chemin, mais le plus souvent nous ne le voyons pas. Notre enfant est là, bien vivant, et nous ne trouvons rien de mieux que de le rabrouer pour une peccadille. Alors qu’il suffirait de remercier le ciel de sa présence pour voir les choses d’une tout autre façon.

Bien sûr que les fins de mois peuvent être difficiles. Bien sûr que la facture que l’on reçoit n’est pas rigolote. Et après ! Est-ce que cela va changer quelque chose de projeter notre malaise sur autrui ? Par contre, si nous changeons notre regard et relativisons le souci, celui-ci n’aura plus d’emprise sur nous, pouvant même disparaître, laissant la place à l’opportunité qui ne manquera pas de se présenter.

Cécile Leclerc

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